L’adolescence est un passage entre le monde de l’enfance et le monde de l’adulte. Les figures d’identification se remanient, les repères bougent, et cet entre-deux peut être difficile à assumer.
Mettre des mots là où ça angoisse
Cette période de transition met en jeu des changements physiologiques et psychologiques. Elle est déterminante dans le rapport à soi et aux autres, et peut parfois entraîner des troubles particuliers.
La souffrance de l’adolescent peut se traduire par des passages à l’acte — une manière d’exprimer un mal-être qu’il ne peut nommer — ou se vivre en silence. Ce bouleversement identitaire peut se manifester de différentes façons.
Signes qui peuvent alerter
- Difficultés relationnelles
- Inhibition, isolement, renfermement sur soi
- Difficultés scolaires
- Troubles du comportement
- Comportements agressifs
- États dépressifs
- Tentatives de suicide ou automutilations
- Anorexie ou boulimie
- Conduites addictives (drogues, technologies…)
Ces signes ne constituent pas un diagnostic. Ils indiquent souvent qu’un espace d’écoute adapté peut être utile — pour l’adolescent comme pour son entourage.
Comportement, alimentation, conduites addictives
Trois formes de souffrance amènent souvent les familles à consulter. Elles ne constituent pas, à elles seules, un diagnostic.
Les troubles du comportement et les passages à l’acte — agressivité, mises en danger, opposition très vive — sont parfois la seule façon dont l’adolescent arrive à montrer un mal-être qu’il ne formule pas. Le travail consiste à ouvrir un espace où cette tension peut se dire, plutôt qu’à commenter ou sanctionner le comportement.
Les difficultés alimentaires (restriction, crises, rapport très conflictuel au corps) demandent une écoute attentive. Une consultation psychologique ne remplace pas un suivi médical lorsque la santé physique est en jeu : le médecin traitant reste l’interlocuteur du versant somatique. Le cabinet peut accompagner ce que l’adolescent vit autour de ces conduites.
Les conduites addictives — substances, écrans, jeux — signalent souvent une tentative de réguler une angoisse ou un vide. L’objectif n’est pas de faire la morale, mais de comprendre ce que la conduite vient apaiser. Un suivi spécialisé peut être nécessaire en parallèle ; cela se discute avec la famille.
Pour un enfant plus jeune, le cadre est différent et décrit sur la page Consultation enfants.
Le rôle du psychologue
Mon rôle est d’ inviter l’adolescent à mettre des mots sur son mal-être afin d’éviter des risques de passage à l’acte. En instaurant une relation de confiance, il peut confier ce qu’il ressent, comprendre son comportement et mettre du sens là où ça angoisse. Par l’écoute et les interventions, je l’accompagne dans son cheminement vers le devenir adulte.
Selon les situations, le suivi peut s’appuyer sur une approche clinique classique et, lorsque cela est pertinent, sur l’ICV pour travailler des expériences qui continuent de peser.
Confidentialité et place des parents
La relation thérapeutique avec un adolescent repose sur un cadre de confiance. Ce qui est dit en séance reste confidentiel, dans les limites prévues par la loi (notamment en cas de danger grave). Ce cadre est expliqué clairement dès le début, à l’adolescent comme aux parents.
En pratique, le premier rendez-vous peut se faire avec un ou les deux parents, pour présenter le contexte et les inquiétudes familiales. Ensuite, les séances se déroulent le plus souvent seul avec l’adolescent, afin qu’il dispose d’un espace à lui. Des points de rencontre avec les parents peuvent être proposés lorsque cela sert le suivi, toujours avec le souci de respecter la parole de l’adolescent.
Déroulement des séances
Les séances durent environ une heure, au cabinet à Villeneuve-Loubet ou en téléconsultation lorsque le format à distance convient mieux (emploi du temps, éloignement, confort). Le tarif standard est de 60 €.
Il n’existe pas de durée « type » imposée : le rythme se construit avec l’adolescent et, selon les cas, avec les parents. L’objectif n’est pas de forcer une parole, mais d’ouvrir un espace où elle puisse émerger.
Questions fréquentes
Le premier rendez-vous doit-il se faire avec les parents ?
Le premier rendez-vous peut se faire avec un parent ou les deux, pour présenter le contexte et les inquiétudes familiales. Ensuite, les séances se déroulent le plus souvent seul avec l’adolescent, afin qu’il dispose d’un espace à lui. Des points avec les parents peuvent être proposés lorsque cela sert le suivi.
Ce qui est dit en séance reste-t-il confidentiel ?
Oui, dans les limites prévues par la loi, notamment en cas de danger grave. Ce cadre est expliqué dès le début, à l’adolescent comme aux parents. La confidentialité est ce qui permet à une parole d’émerger.
Peut-on consulter un adolescent en visio ?
Oui, lorsque le format à distance convient mieux (emploi du temps, éloignement, confort). Les séances durent environ une heure, au tarif de 60 €. Les plus jeunes enfants sont en général reçus au cabinet ; ce cadre est décrit sur la page Consultation enfants.
Combien de temps dure un suivi ?
Il n’y a pas de durée imposée. Le rythme se construit avec l’adolescent et, selon les cas, avec les parents. L’objectif n’est pas de forcer une parole, mais d’ouvrir un espace où elle puisse se dire.
Un premier échange peut déjà clarifier la suite.
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